J’ai acheté cette viande hachée hier et je l’ai mise directement au réfrigérateur. Ce soir, j’ai remarqué que l’emballage en plastique était gonflé comme un ballon, alors que la date limite est encore valable. Vous la cuisineriez ou vous la jetiez ?

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Il faut vérifier si les boîtes de conservation n’ont pas un aspect bombé ou inhabituel, ce qui pourrait indiquer une éventuelle prolifération de bactéries pathogènes et donc un risque pour la santé. Même choisi si vous constatez un trou ou une fuite sur la boîte. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez consommer vos boîtes de conservation longtemps après la Date de Durabilité Minimale (DDM) figurant sur l’emballage.

Les yaourts, peu de risque malgré leur DLC

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Une Date Limite de Consommation (DLC) de type « À consommer jusqu’au… » figure sur les emballages des yaourts. Mais contrairement à certains autres produits, on peut même quand les manger sans risques, même après leur date limite. Laurent Guillier nous l’explique : “Le yaourt est un produit fermenté qui contient des micro-organismes qui produisent de l’acide lactique. Cet acide est un inhibiteur des agents pathogènes potentiels, les détruisant.” Les industriels utilisant en plus généralement du lait pasteurisé, le risque est encore moindre. Attention cependant donc aux yaourts au lait cru, ainsi qu’à certains yaourts aux morceaux de fruits qui sont plus dangereux une fois la DLC passée.

Les épices, conservées à l’abri de l’humidité, elles peuvent durer des mois

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Les épices ne périment jamais vraiment : la date sur l’emballage permet d’indiquer la date limite à laquelle on est sûr qu’elles conservent leur entière saveur. On peut donc consommer des épices longtemps après la DDM et sans danger pour la santé. Comme le précise Laurent Guillier « les épices contiennent beaucoup de micro-organismes et il faut donc faire extrêmement attention à ne pas leur faire prendre l’humidité ». Si vous voulez les conserver de manière optimale, mettez donc vos épices dans une boîte à l’abri de l’air et vérifiez leur aspect avant de les utiliser.

Les œufs, un cas à part

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Petite subtilité pour les œufs : la réglementation ne prévoit ni DLC, ni DDM mais une « Date de Consommation Recommandée » (DCR) de 28 jours après la ponte, même règle pour tous les producteurs. Normalement, on ne trouve en magasin que des œufs ayant été pondus dans les 21 jours précédant la date du jour. Si vous avez le moindre doute, vous pouvez vérifier avec une petite astuce : plongez votre œuf dans un grand bol d’eau froide. S’il reste tout au fond, c’est qu’il est encore frais. S’il remonte légèrement, vous pouvez éventuellement le consommer cuit et non à la coque, mais en étant prudent. S’il flotte en surface, ne le mangez pas. Soyez donc vigilants.

Le chocolat périmé, même blanchi, peut être consommé sans risque pour la santé

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Le chocolat, qu’il soit noir, au lait ou blanc, peut se consommer normalement jusqu’à plusieurs mois après sa Date de Durabilité Minimale. Le goût peut par contre devenir moins bon ou moins marqué, mais sans souci microbiologique. Souvent, le chocolat blanchit au bout de quelques temps : c’est l’oxydation des acides gras qui a créé ce phénomène, mais sans aucun risque pour la santé.

Pas de danger pour la farine, mais en vérifiant quand même l’intérieur du paquet

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Normalement, il n’y a pas de soucis à utiliser une farine dont la date figurant sur l’emballage est dépassée. Seul problème potentiel, la présence d’acariens alimentaires au sein du paquet. À vérifier donc avant utilisation.

Le lait en brique UHT, stérilisé et donc sans risque

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Le lait en brique UHT (Ultra Haute Température) est stérilisé au moment de son emballage : il n’y a donc aucun risque à le consommer après sa Date de Durabilité Minimale (DDM), à condition qu’il ne soit pas ouvert. « On n’est pas sur des produits à risques » nous précisons le scientifique de l’ANSES, « les problèmes éventuels de stérilité sont extrêmement rares ». Consommé après sa date limite, le lait peut seulement perdre en vitamines ou en protéines. Attention à l’inverse, pour le lait cru, il est impératif de respecter la date indiquée.

Les produits secs, comme le riz ou les pâtes, ne présentent aucun problème

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Les produits secs, c’est-à-dire le riz, les pâtes ou encore les lentilles, peuvent être consommés longtemps après la Date de Durabilité Minimale figurant sur le paquet et ce, sans risque pour la santé. Leur emballage doit être bien fermé, qu’il s’agisse de carton ou de plastique, afin de garantir une meilleure conservation et les produits doivent être conservés sans aucune humidité, ni risque de bactéries.

Les surgelés, attention aux produits maison

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Dans le principe, les produits surgelés peuvent également être consommés plusieurs mois après la date figurant sur l’emballage. Attention cependant, il faut avoir respecté au maximum la chaîne du froid pour ne prendre aucun risque. Il y a quelques années, le projet européen « FRISBEE » avait permis d’établir un état des lieux du respect de la chaîne du froid par les transporteurs et distributeurs. Selon Laurent Guillier, « il existe une bonne maîtrise en France de la chaîne du froid », rassurant pour le niveau de risque potentiel. Attention cependant aux plats maison que l’on congèle : « la congélation prend du temps, souvent quelques heures, et rend possible le développement de micro-organismes ». Il vaut mieux les consommer rapidement donc. Autre précaution très importante : toujours décongeler ses aliments soit au micro-ondes en quelques minutes, soit au réfrigérateur pendant quelques heures. Mais surtout pas à température ambiante, sous peine de risquer la prolifération de bactéries au moment du déclenchement des aliments.

Le miel, à consommer très longtemps après la date figurant sur l’emballage

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Le miel peut être consommé longtemps après la date figurant sur son emballage, normalement sans aucun souci. Attention cependant à vérifier qu’il s’agit bien de miel traditionnel, c’est-à-dire non dilué avec d’autres ingrédients. Le miel pourrait se conserver à vie sans aucun danger : sa composition, riche en sucre, lui permet de fixer l’eau et donc l’humidité du produit et de minimiser totalement le risque de développement de micro-organismes.

Les condiments, moins de piquant mais pas de risques

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Les condiments, comme la moutarde, le ketchup ou les cornichons, peuvent normalement se consommer sans risque après la date figurant sur leur emballage. Ils peuvent perdre en goût et, pour la moutarde par exemple, devenir un peu moins piquant. C’est aussi le cas pour les cornichons.

Les biscuits secs, à l’abri de la lumière et dans un endroit sec

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Pour les biscuits secs, si le paquet n’a pas été ouvert, aucun risque à les consommer après la Date de Durabilité Minimale. Même choisi s’ils ont été conservés dans une boîte en fer hermétique. Selon Laurent Guillier, le scientifique de l’ANSES, les biscuits «doivent être conservés dans les conditions indiquées sur l’emballage», le plus souvent dans un endroit sec et à l’abri de la lumière. Histoire de pouvoir au maximum profiter de leur croquant. Leur composition, sans eau ni humidité, permet d’éviter la prolifération de bactéries et garantit donc une consommation sans risques, même quelques semaines ou mois après la date limite figurant sur l’emballage.

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Saumon fumé, tranche de jambon ou fromage au lait cru : pas au-delà de la DLC

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Comme pour la viande crue, une DLC figure sur l’emballage des produits qu’on sort du réfrigérateur et qu’on consomme en l’état, comme une tranche de jambon, par exemple, ou encore du saumon fumé ou un fromage au lait cru. Le risque est très faible mais comme nous le précisons le scientifique de l’ANSES, « le risque de listériose existe quand même, la bactérie Listeria se multipliant au froid ». Comme il n’y a pas d’action de cuisson, il faut donc être très prudent, notamment pour les femmes enceintes, les personnes âgées ou immunodéprimées, plus sensibles au risque éventuel. Mieux vaut donc ne pas dépasser la date limite de consommation.

Cet article a été initialement publié sur Business Insider France

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